Annexe 6 - Classification des cancers
Plus de 95 % des cancers du sein proviennent du tissu épithélial et sont donc des carcinomes. Le terme carcinome du sein inclut en fait plusieurs types de cancer du sein, cancers qui ne se comportent pas tous de la même façon. Les tableau VIII A et tableau VIII B résument les particularités cliniques des cancers du sein selon leur type histologique ainsi que les spécificités du cancer du sein inflammatoire.
Le cancer du sein est une maladie hétérogène qui touche les cellules des lobules et des canaux du sein. On la divise non seulement en stades mais aussi selon la présence ou non de récepteurs tissulaires qui permettront ou non certains traitements ciblés.
Le cancer du sein le plus fréquent (70%) est hormono-sensible (ER/récepteurs estrogéniques +, PR +/récepteurs de la progestérone) et "HER-2 positif", donc avec une sur-expression de l’oncogène HER-2.
Le HER2 est une protéine transmembranaire à la surface des cellules qui agit comme une antenne de réception qui transmet des signaux qui stimulent la croissance cellulaire, la division cellulaire et la survie des cellules.
Dans une cellule normale, Le HER2 participe au contrôle physiologique de la prolifération cellulaire. Mais dans 15 à 20 % des cancers du sein invasifs, le gène ERBB2 est amplifié ce qui provoque une production excessive de récepteurs HER 2 avec une stimulation permanente de la croissance tumorale. En l'absence de traitement ciblé, la tumeur est plus agressive.
Si le résultat de l'analyse de la tumeur est doublement positive (récepteurs hormonaux ER et PR), un test d'hybridation in situ ("ISH" ou "FISH") est réalisé pour rechercher une amplification du gène ERBB2.
Ce sont les cancers du sein qui comportent le meilleur pronostic car on peut offrir un traitement ciblé aux patientes même à un stade avancé. Ce qui fait dire à certains oncologues que ce type de cancer du sein devient chez certaines une maladie "chronique" en raison du contrôle de la maladie par les thérapies ciblées.
Par contre, le cancer du sein dit "triple négatif" (HER-2 négatif et ER et PR négatifs) est celui qui comporte le plus mauvais pronostic car les traitements ciblés ne seront pas efficaces. Ces sous-types de cancer du sein sont les plus difficiles à traiter car leurs cellules tumorales n'expriment aucun des trois principaux biomarqueurs thérapeutiques évalués en anatomopathologie.
Les cancers HER-2 positifs sont plus agressifs mais traitables avec des molécules qui ciblent ces récepteurs.
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Tableau VIII- Biomarqueurs étudiés dans le cancer du sein
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Biomarqueur
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Nom complet
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Localisation
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Résultat
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Signification clinique
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Impact thérapeutique
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ER
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Récepteur aux œstrogènes
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Noyau cellulaire
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Positif / Négatif (% cellules)
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Dépendance hormonale
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Hormonothérapie
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PR
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Récepteur à la progestérone
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Noyau cellulaire
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Positif / Négatif (% cellules)
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Confirme la sensibilité hormonale
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Oriente l'hormonothérapie
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HER2
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Human Epidermal Growth Factor Receptor 2
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Membrane cellulaire
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0,1+,2+,3+
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Surexpression / amplification
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Traitements anti-HER2
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Ki-67
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Antigène nucléaire Ki-67
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Noyau cellulaire
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% cellules positives
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Indice de prolifération
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Aide au pronostic
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Tableau VIII A -
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Cancers du sein : Carcinomes invasifs, maladie de Paget et carcinome in situ – Particularités cliniques
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Type histologique
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% approximatif des lésions malignes du sein
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Particularités cliniques
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carcinome canalaire invasif
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76 %
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Trois types : Bien, modérément ou peu différenciés Le type le plus fréquent de carcinome actuellement
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carcinome lobulaire invasif
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8 %
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Augmentation récente : secondaire à l’hormonothérapie combinée de remplacement?
Plus souvent bilatéral ou multicentrique.
Pronostic meilleur, car métastases plus tardives.
Les métastases peuvent affecter des sites atypiques comme le péritoine, les méninges et le tractus intestinal .
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carcinome mucineux
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2,4 %
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Plus fréquent chez les femmes plus âgées.
Pronostic plus favorable .
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carcinome tubulaire
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1,5 %
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Maladie plus indolente et métastases moins fréquentes .
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carcinome médullaire
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1,2 à 10 %
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Plus souvent chez des patientes jeunes.
Pronostic plus favorable.
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Maladie de Paget
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1 à 3 %
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Maladie du mamelon d’apparence eczémateuse.
La lésion est presque toujours associée à un carcinome sous-jacent in situ ou invasif.
Maladie souvent métastatique.
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carcinome In situ
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15-20 %
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Cancer du sein qui est de plus en plus souvent retrouvé en raison de sa détection précoce par la mammographie et de sa propension à produire des micros calcifications.
La biopsie à l’aiguille fine est insuffisante pour poser un diagnostic, car elle ne peut pas différencier un carcinome in situ d’un carcinome micro invasif (dépassement de la membrane basale).
Récidives locales rares.
50 % des récidives sont invasives.
Presque toutes les patientes avec une récidive non invasive et 90 % des patientes avec une récidive invasive survivront.
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Tableau VIII B -
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Carcinome inflammatoire du sein - Particularités cliniques
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carcinome inflammatoire
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1-5 %
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Le carcinome inflammatoire n’est pas un type histologique de cancer du sein, mais plutôt une atteinte anatomique spécifique des lymphatiques du derme.
Caractérisé par de la rougeur, de l’œdème et une chaleur cutanée en raison de l’envahissement des lymphatiques et des vaisseaux du derme.
Grande propension à produire des métastases, donc pronostic sombre.
La plupart n’ont pas de récepteurs hormonaux positifs.
Primaire (0, 5 à 2 % des lésions malignes du sein) ou dit secondaire sur un site de mastectomie
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La classification du cancer du sein est complexe. Elle est basée au départ sur la classification TNM, remise à jour régulièrement La stadification est basée sur la taille de la tumeur, l’atteinte des structures avoisinantes et la présence de métastases à distance Tableau VIII A et Tableau VIII B.
On ajoute à cette classification anatomique la présence de certains récepteurs hormonaux (ER/estrogéniques, PR/progestérone) et HER-2.
Mais l'expression de certains gènes va influencer aussi le choix de traitement pour certaines patientes. Des tests génomiques sont proposées à certaines pour évaluer entre autre l'utilité d'une éventuelle chimiothérapie.
Tableau IX A -
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Cancer du sein - Classifications simplifiées clinico-radiologique (avant la chirurgie) et pathologique (après la chirurgie) -À partir de la classification TNM- 2002- Mise à jour ALCC-2002 Annexe 6 - Classification des cancers
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T is
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In situ (intra-canalaire, lobulaire ou Paget du mamelon sans tumeur
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T1
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Tumeur de 2 cm ou moins
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T2
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Tumeur entre 2 et 5 cm
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T3
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Tumeur plus de 5 cm
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T4
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Tumeur de toute dimension avec extension à la paroi thoracique, avec ulcération de la peau, avec peau d’orange, carcinome inflammatoire
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N0
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Pas d’atteinte des adénopathies régionales à l’examen clinique ou imagerie (axillaires, chaîne mammaire interne)
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N1
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Métastases ganglionnaires ipsilatérales
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N2
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Métastases ganglionnaires ipsilatérales fixes ou en amas, atteinte des adénopathies de la chaîne mammaire interne à l’imagerie sans atteinte axillaire
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N3
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Métastases ganglionnaires infra claviculaires
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M0
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Pas de métastases à distance
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M1
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Métastases à distance
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Classification pathologique simplifiée (après la chirurgie)
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pN
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Évaluation des adénopathies régionales après la dissection axillaire, avec ou sans dissection d’un ganglion sentinelle :
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pN1
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Métastases microscopiques (non détectables cliniquement) dans 1 à 3 ganglions
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pN2
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Métastases microscopiques dans 4 à 9 ganglions
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PN3
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Métastases microscopiques dans 10 ganglions ou plus
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Tableau IX B -
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Stadification simplifiée du cancer du sein
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Stade I :
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T1
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Stade II A :
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T1 N1, T2
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Stade II B :
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T2 N1, T3
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Stade III A :
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T1 N2, T2 N2, T3 N1, T3 N2
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Stade III B :
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T4 tout type de N
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Stade III C :
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N3, tout type de T
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Stade IV :
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M1
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Tests génomiques
Ces dernières années des tests génomiques (recherche de certains gènes spécifiques) peuvent être proposées à certaines patientes selon leur contexte clinique. Ils sont effectués sur les spécimens pathologiques habituellement préservés sur de la paraffine, envoyés à des laboratoires spécialisés. Ils analysent l'expression de gènes de la tumeur. Ce ne sont donc pas des tests des mutations constitutionnelles de la patiente.
Les tests génomiques évaluent :
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La prolifération tumorale;
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L'activité des récepteurs hormonaux;
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Les voies de signalisation impliquées dans l'agressivité tumorale;
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Le risque de récidive du cancer;
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Le bénéfice attendu d'une chimiothérapie.
Les principaux tests génomiques sur le marche actuellement sont:
- Oncotype DX qui recherche 21 gènes. Utile pour estimer e bénéfice de la chimiothérapie adjuvante. Pourrait être suggéré aux patientes dont la tumeur est ER + (récepteurs hormonaux positifs) mais HER2 négatif, sans adénopathies ou avec un maximum de 1-3 adénopathies.
- MammaPrint, qui teste 70 gènes. Ce test génomique classe en "faible" ou "élevé" le risque de récidive du cancer du sein.
- ProSigma, qui teste 50 gènes. Il évalue le risque de récidive sur 10 ans après le diagnostic.
- Endo Predict, qui teste 12 gènes. Il évalue le risque de récidives tardives
- Breast Cancer Index, qui teste 11 gènes. Ce test génomique aide à décider si une patiente doit prolonger plus de 5 ans son hormonothérapie.
Il faut différencier ces tests génomiques des tests sanguins à la recherche de prédisposition héréditaire au cancer comme les tests BRCA1/BRCA2 .
Il faut aussi différencier ces tests du test "ct DNA" (ADN tumoral circulant) qui vise à détecte la maladie résiduelle lors du suivi.